mercredi 19 novembre 2008

Arrivee a Tulasidalam et anecdotes


Arrivee a Tulasidalam cultural home
Je ne suis restee qu'une journee a Fort Cochin, mais il me tardait de
partir. Peut-etre parce-que le voyage m'avait pas mal fatiguee, et que
la pollution sonore et celle de l'air etait plus difficile a accepter
dans ces conditions. Il y faisait aussi tres chaud et il etait
difficile d'y dormir. Surotut avec les voisins qui ecoutaient la tele
super mega fort. En plus, j'en avais ras le bol de me faire arnaquer.
Meme en connaissant le prix de base, les chauffeurs de taxi me foutaient
la pression pour que je paye davantage. Je crois que Severine avait raison,
il va vraiment falloir que je m'habille comme eux, peut-etre qu'ils me
feront moins chier avec ca.

Une fois a la gare, ce n'etait pas trop complique, sauf que je devais appeler
Sindu pour lui dire que j'avais achete le billet de train et que je m'appretais
a le prendre.Le probleme , c'est que j'etais incapable de remettre la main sur son
numero de telephone! Bon, j'ai quand meme pris le train, dans lequel j'ai
rencontre 2 francais. Et bien ca m'a pas mal rassuree de me retrouver au
milieu d'eux. En plus, ils m'ont genereusement aide a porter mon sac, et ca
c'est pas negligeable!

Dans le train j'etais un peu stressee...pas de plans, pas d'informations
sonores pour savoir ou on est...J'avais peur de louper mon arret. Et puis
quand on demande des infos, personne ne sait repondre...sauf une, enfin,
qui m'a indique que mon arret etait a 11h30 d'apres son document.Du coup,
le gros coup de flip! Et oui, sur ma montre il etait 11h45!Heureusement,
il m'a rassuree, et dit qu'ici les trains sont toujours en retard.
Donc, en tenant compte de la situation, j'aurais du arriver vers
13h-13h30!Ouf, quel soulagement!

Nous avions trouve une place pour 3 personnes dans le train, mais finalement
on a passe la moitie du trajet dans le couloir, par ou les gens entrent
et quittent le train.
C'etait vraiment sympa parce-que le train roule les portes ouvertes. On
pouvait beneficier de l'air frais et des magnifiques paysages. Beaucoup de
rizieres, de belles maisons perdues au milieu de la foret tropicale.

Beaucoup de gens portant des paquets sur la tete aussi. Soit disant que c'est beaucoup plus facile a porter comme ca! Les francais sont vraiment betes de ne pas y avoir pense!

Arrivee a la gare, il fallait que je trouve un acces a internet pour
pouvoir retrouver le numero...Finalement, un homme s'est approche de
moi et m'a demande "Tulasidalam?". Ouf, sauvee! C'etait pas bien difficile
de me reconnaitre, j'etais la seule blanche. Mais il etait quand meme
venu me chercher alors que je n'avais pas donne de nouvelles depuis 2
semaines. Ca c'etait cool! Surtout qu'autour de la gare c'etait le
desert complet.

Je suis donc arrivee chez Sindu. J'etais vraiment heureuse d'etre enfin
arrivee et de pouvoir me poser un peu, en plein milieu de la campagne
tropicale.
L'acceuil a ete tres chaleureux. On a beaucoup papote avec Sindu.
C'etait sympa. Je m'y sens bien.


Ma Chambre

Du coup j'ai passe une nuit super agreable...Sindu s'occupe tres bien
de moi, et me tient toujours compagnie.

Mon patio devant ma chambre
Vue de la chambre Vue du patio
Jusqu'a aujourd'hui, c'etait la fete du village, du coup il y avait
de la musique toute la journee. Sympa pour se mettre dans l'ambiance.

Sindu et sa famille sont vraiment sympa. Je me sens chez moi.
En plus, quand je veux etre tranquille, c'est possible. Et quand je veux
de la compagnie, j'ai juste a pointer mon nez dehors.


Sindu en pleine action

Je pense qu'apres Tulasidalam, j'irai a Varkala me poser un peu au bord de la mer.

J'hesite a retourner en ville tout de suite. C'est assez oppressant.

PETITES ANECDOTES

Pour aller a Fort Cochin, il faut prendre un petit ferry, bonde de
gens. Ce ferry s'arrete sur le quai. Celui du retour est assez
surprenant. Une fois arrive, il y avait un espace de 60 cm entre
le bateau et le quai, d'ou la possibilite de tomber a l'eau, et en
plus de ca le quai etait presque 1 metre plus haut...et les gens se poussent pour sortir! Les gens
s'aidaient entre eux pour sortir. Quant a moi, j'ai eu la chance de
rencontre un jeune couple d'indiens sympathiques qui m'ont aidee
a monter sur le quai!

En observant la mer, je me demandais qu'elle etait cette etrange
vegetation qui bordait le front de mer.Puis en m'approchant de
plus pres, j'ai decouvert avec surprise des peaux de bananes et des dechets en
tout genre!

A mon arrivee a Tulasidalam, j'ai mange un plat typiquement
keralais, sur une feuille de bananier en guise d'assiette.

Ici, il existe 2 sortes de bananes : les '' bananas'' et les
"plantors". Les "plantors" correspondent a nos bananes a nous,
alors que les "bananas" sont beaucoup plus grandes et surtout
plus droites, et elles ont un leger gout de patates.

Voici la vina, un instrument de musique traditionnel indien.

Ici, ils mangent les plats typiques (riz accompagne de legumes
en sauce en tout genre) avec les doigts, alors qu'ils mangent les
noodles (nouilles chinoises) avec une fourchette, soit disant
parce-que c'est plus simple! Personnellement, j'aurais prefere
le contraire! Ici, je mage vraiment bien. Le plat typique, c'est le riz a tout les repas,
et a toutes les sauces. Mais pour varier pour les pauvres petits occidentaux, elle
cuisine aussi des noodles et autres choses.

Je me suis fait un nouvel ami : un tout petit chat tres bavard.


La mode vestimentaire:

Ici, les hommes s'habillent couramment avec un debardeur ou chemise,
souvent de couleur blanche, et un espece de drap qu'ils replient
comme une "couche culotte", ou bien qu'ils portent comme un pareo.
D'autres, souvent les jeunes, s'habillent a l'occidentale, jean et
tee-shirt.Ou bien c'est chemise et pantalons de ville.

Quant aux femmes, c'est plus traditionnel. Elles portent soit le sari
(drape de 7 metres enroule autour de soi de facon esthetique, ou bien
tunique avec pantalon et chale).

Ici, les lezards sont la pour manger les vilains petits moutsiques...


Alors que les vilains chats s'occupent de manger les gentils petits lezards ;-)


dimanche 16 novembre 2008

1er jour en Inde

Et voila, je suis enfin arrivee sur le sol indien...

Le voyage s'est tres bien passe. Le service de Etihard Airways est de tres bonne qualite. Une fois arrivee a l'aeroport, je me sentais plutot bien. Non, je n'ai pas ete choquee. J'ai rencontre a la derniere minute, a la bank exchange, un suisse qui prenait le taxi et qui m'a gentiment accompagnee a mon hotel. Ici il fait chaud et humide. On transpire vite. Ma chambre est convenable.

Je suis arrivee a 6 heures du matin a l'hotel, heure ou les gens se levent la-bas. J'ai dormi quelques heures et j'ai entrepris de visiter la ville de Fort Cochin. Ville qui ne ressemble pas du tout a nos villes europeennes. Je me suis faite transporter toute la journee dans un rickshaw pour seulement 1 euro...Mais faut dire qu'il etait un peu collant. Il ne me lachait pas. Il m'accompagnait partout. La ville la-bas, c'est des rickshaw partout (petites voiturettes taxi, genre ce qu'on voit dans les parcours de golf).


Rickshaw
Avec ca on passe partout, surtout que les rues sont etroites et toutes cabossees de partout. J'y ai croise aussi de nombreuses chevres et quelques vaches qui fouillaient les poubelles (poubelles qui se trouvent a meme le sol bien sur). Les indiens m'ont epuisee! Toujours marchander, s'expliquer...C'est assez lourd. Les familles indiennes, les femmes, ou les couples se retournent sur mon chemin avec un grand sourire, et me disent bonjour. J'ai meme rencontre sur le ferry qui va de Ernakulam (c'est l'endroit ou je dors) a Fort Cochin, une famille au complet (enfants, meres et soeurs et maris et grands-meres) qui m'a genereusement invitee, a la sortie du bateau, a venir chez eux. Mais bon, j'ai prefere aller visiter la ville. Au retour, c'est un jeune couple indien qui m'a fait la causette pendant trois quart d'heure...et toujours les memes conseils:surtout fait bien attention a ton argent, montre rien, verifie tout etc...


Canaux de Fort Cochin



Fish net : ce qui correspond plus ou moins a nos carrelets francais
Le choc culturel, c'est surtout au moment de manger un bon petit plat vegetarien a la sauce, au restaurant, avec .........seulement ses doigts! Et bien je peux vous avouer que je ne me suis jamais sentie aussi ridicule. Je ne savais pas du tout comment m'y prendre. Va falloir que j'apprenne!
Et le sari c'est pareil...une fois qu'on a le coup de main ca doit etre facile, mais la c'est plutot la galere pour l'instant. Le sari, c'est la tenue typique indienne. Un drap de 7 metres de long qu'il faut enfiler de facon a ce que ca fasse une robe, avec des jolis plis, et un voile qui passe par dessus l'epaule.

Ce qui est sympa par contre, c'est que pour faire la queue pour acheter le ticket du ferry, il y a une queue pour les hommes (avec environ 200 hommes), et une file reservee pour les femmes (generalement une queue de 4-5 personnes maxi!). Du coup ca a cet avantage qu"on passe beaucoup plus vite. Mais c'est vraiment bizarre de se retrouver au milieu de 300 hommes et 10 femmes. Elles sont ou les femmes?
Ici, tout le monde sourit....
Ici, tout le monde essaye de t'entuber aussi. Il faut toujours verifier les sous, la monnaie. Moi je me suis deja faite avoir...mais j'ai encore du mal avec le fonctionnement des roupies, et je n'ai pas encore trop d'idees sur les prix.

Toisieme choc culturel: quand le receptionniste me dit qu"il faut quitter la chambre a 6 heures du matin! Moi qui voulais dormir un peu! J'ai reussi a negocier jusqu'a 8 heures du mat, pas plus. Demain ca va etre comique la queue pour acheter mon billet de train avec mes 25 kilos sur le dos...
Je voulais acheter des fruits, une chaine pour mon sac, mais j'ai rien trouve de tout ca. Ou chercher?

En tout cas ici il y a un truc qui est sur, tous les reperes ont disparu...
Il me tarde d'arriver chez Sindu et de pouvoir me poser un peu. Mine de rien c'est crevant les voyages.

Donc demain, depart pour Tulasidalam cultural home...et maintenant ca va etre DODO....

mercredi 12 novembre 2008

Le bilan de ma vie, avant le départ


Plus qu' un jour et je serai en Inde. Certaines personnes me disent "mais t'as pas peur de partir seule?". Mais qui parle de partir seule? Je pars bien accompagnée. J'emmène avec moi mon bébé, ma famille, et mes amis qui me sont si chers. Ils sont là, avec moi, dans mon coeur. Et ils seront toujours présents, près de moi, quelles que soient les circonstances.

Ce voyage n'est pas un voyage comme les autres. Pour moi c'est un nouveau départ. Vers quoi? Je ne sais pas encore exactement. Mais je le sens, je le sais. Ce voyage m'apportera beaucoup de choses. Ce sera un tournant dans ma vie... C'est ainsi le moment pour moi de faire un bilan de ma vie.
Le bilan de ma vie, c'est quoi? C'est le souvenir des rêves que j'avais enfant, leur réalisation à travers ces années, et mon ouverture sur de nouveaux horizons.

I) MES RÊVES D'ENFANT

Enfant, j'avais des rêves, comme nous tous. Des rêves éveillée, et des rêves qui, la nuit, venaient s'installer dans mon esprit pendant mon sommeil.

A) Mes rêves éveillée

a) Être une star

Quand j'étais petite, dès l'âge de six ans, je rêvais d'être une star de la chanson, du cinéma, de la danse. J'allais voir mes parents avant d'aller me coucher, et leur disais, plein d'entrain " plus tard je veux être chanteuse". Mais bienveillants comme ils étaient, ils me disaient "tu sais, Sandrine, c'est pas un métier facile. Il faut avoir la tête solide pour ne pas devenir fou dans ce métier". Alors je me résignais. Malgré tout, je continuais à chanter en m'imaginant qu'un jour moi aussi je pourrais apporter du bonheur aux gens en leur chantant mes propres compositions.Déjà à l'âge de huit ans, je m'amusais à improviser des chansons avec ma cousine Nadège ou mes amis. J'écrivais aussi des pièces de théâtre que je jouais ensuite pour Noël devant toute la famille. Et le reste du temps, je dansais, dans le salon, sur la terrasse, dans le couloir...A l'école, mes professeurs et les parents d'élèves disaient que je dansais drôlement bien, et que j'étais douée pour le théâtre. J'aimais rêver que je pourrais un jour devenir une star.

b) Être une fée

Je rêvais aussi d'être une fée. Je savais bien que ce n'était pas possible. Mais j'aimais m'imaginer que je possédais des pouvoirs magiques, et qu'en un seul coup de baguette magique, je pouvais aider les gens.

c) Voyager

Et puis surtout, j'ai longtemps rêvé de découvrir le monde dans toute sa grandeur et sa splendeur. Dès le collège, mes parents m'ont questionnée sur ce que je voulais faire dans la vie. La réponse était claire : je voulais voyager.

B) Mes rêves endormie

a) Rêves d'aventure

Depuis l'enfance, il y a un rêve qui revenait souvent. Je ne m'en souviens plus exactement. Je me souviens juste que je courrais dans la forêt, que je fuyais des gens, et que j'étais douée d'une agilité particulière pour déjouer tous les tours. Après ces aventures, je me sentais bien, satisfaite de mes exploits.

b) Voler

Un rêve qui est revenu très souvent, depuis l'enfance jusqu'à l'âge de mes 24 ans (ce qui correspond à mon entrée officielle dans le monde du reiki et de la voie spirituelle). Je rêvais que je rentrais chez moi en empruntant ce chemin sans issu qui mène à la maison. J'étais généralement seule, mais parfois quelqu'un me suivait. Je commençais à courir, puis tout à coup mes pieds décollaient du sol et je me retrouvais à 1 mètre du sol, et je volais. Je me sentais si légère, si bien. Je ne voulais jamais m'arrêter de voler. Quand je me réveillais, je me sentais bien, remplie de légèreté.

c) L'incroyable océan

Dernier rêve qui est revenu à plusieurs reprises dans mon sommeil : l'océan. Bien souvent, j'étais sur la plage ou au bord de l'océan, quand tout à coup je vois une vague gigantesque qui approche et qui s'apprête à déferler sur le front de mer et des kilomètres à la ronde. Je regarde cette vague avec fascination. Généralement, deux fins s'offrent à moi.
La première : au fur et à mesure que la vague s'approche, je m'enfuis et me réfugie dans une tour genre phare, je monte jusqu'au dernier étage. Je suis enfermée, à l'abri, et je vois les vagues s'écraser contre la vitre. Je suis tout simplement fascinée, émerveillée par ce spectacle. La peur n'est pas présente...juste assez pour avoir le réflexe de me protéger.
Deuxième fin : je suis sur la plage, je n'ai pas le temps de m'enfuir assez loin. La vague arrive. Je me fais emporter, mais je ne me noie pas. Je reste un moment à l'intérieur du rouleau, puis celui-ci me renvoie sur la terre ferme. Alors je cours encore me réfugier où je peux, généralement dans les sanitaires. Je ne peux m'empêcher de regarder ce spectacle fascinant. Je sors le nez des sanitaires, je regarde la vague s'approcher, et je rentre vite me cacher au moment où elle doit s'écraser contre le bâtiment. Puis je recommence le manège à chaque vague. Jusqu'au moment où ça se calme.
Après des rêves comme celui-ci, je n'ai pas peur. Je me sens forte, curieuse, émerveillée par les pouvoirs et la force de la nature.



Tout ceci reste des rêves d'enfants. Pourtant, aujourd'hui, je peux dire que j'ai déjà réalisé la plupart de ces rêves au moins une fois dans ma vie, ou bien compris leur signification.

II) REALISATION DE CES RÊVES AU COURS DE MA VIE

A) Mes rêves éveillée

a) Être une star

Après mes petites créations et représentations lorsque j'étais enfant, j'ai compris que je passais bien sur scène et que j'avais des qualités. Mais je n'ai jamais eu l'occasion de prendre des cours de danse, de chant, ou de théâtre. A l'adolescence, l'idée de devenir une star n'était plus qu'un rêve d'enfant. Malgré tout, je continuais à créer des chorégraphies, à danser et à tourner dans le domaine artistique, par pur plaisir personnel. A 10 ans, alors que je faisais de la gymnastique rythmique et sportive, je terminais deuxième à toutes les compétitions, jusqu'à la dernière. J'étais fière de moi.

Au collège, j'étais plutôt douée pour la musique. Mon professeur de musique appréciait mes qualités musicales, ma justesse dans le rythme et les notes. En classe de cinquième, quelle n'était pas ma fierté quand il m'a demandé de jouer avec les troisièmes pour un concert de flûte devant tout un public. On était seulement deux élèves de cinquième sur 11 classes à avoir été choisies.
A l'âge de 13 ans, j'ai aussi réalisé ma première composition au piano : accompagnement, mélodie et paroles. Cette chanson a eu beaucoup de succès..J'ai continué à improvisé, mais seulement pour me changer les idées et extérioriser mes émotions. N'ayant jamais fait d'enregistrements, je n'ai pu garder de traces.
Toutes mes créations n'étaient qu'un moyen pour moi de m'exprimer et surtout d'alléger mon petit coeur qui gardait tout pour lui.

La période du lycée fut une grande période pour l'écriture de mes poèmes. Deux recueils complets de poèmes parlant d'amour, de musique, d'adolescence, de société. Mes amies me félicitaient sans cesse pour chaque nouveau poème. J'étais devenue une petite star au milieu de mes amies ;-)

En Irlande, j'ai eu l'occasion de jouer dans un court métrage "Our Life is the Movie". C'était un cours passage, mais c'était vraiment une bonne expérience ;-)

Vint enfin ma période "animation". A la fin de l'adolescence, j'avais perdu beaucoup de ma confiance en moi et je m'étais énormément introvertie. Faire de la scène me faisait terriblement peur, mais en même temps, j'en avais très envie. Du coup, après mon BTS Tourisme, j'ai eu besoin de faire une formation pratique d'animation, afin de tester mes compétences avant de me lancer dans ce métier, et afin de prendre confiance en moi. Au départ, monter sur scène était terrifiant. Mais j'en ai vite pris le goût. Quel plaisir de pouvoir jouer, danser...Et quelle montée d'adrénaline juste avant l'entrée en scène. Et quels bien-être et satisfaction après un spectacle.
Durant mes saisons en villages vacances, j'ai enfin pu devenir une star. Chaque fois que je montais sur scène, pour du théâtre, un play-back, des danses, des sketches...chaque fois je collectionnais les compliments et les encouragements du public. "Qu'est-ce que vous jouez bien, vous devriez faire du théâtre. En vous voyant jouer , j'avais des frissons. Ca m'a donné envie de refaire du théâtre après 20 ans d'arrêt". Ou bien quand j'improvisais des danses pour la mini-disco "c'est super ce que vous faites avec les enfants, vous avez beaucoup de charisme, vous devriez écrire des chansons pour les enfants et les interpréter, vous auriez beaucoup de succès". Et moi je rigolais, et me disais tout bas "pour ça il faudrait déjà savoir chanter et écrire des chansons". Après mes play-backs, les gens me disaient "on avait des frissons, comment faites vous pour ressentir aussi bien les choses avec votre jeune âge?", et à la fin du play-back les gens se levaient sur les chaises et les tables. A ce moment là, oui, j'étais une star.
Puis j'ai créé mon propre spectacle "Danses du Monde". Après ce spectacle, combien de fois j'ai entendu des gens m'encourager et me dire "ça doit faire longtemps que vous prenez des cours de danses? Et quand vous dansez c'est magnifique, on a l'impression que vous volez. Vous êtes d'une légèreté et d'une grâce. Vous êtes vraiment en harmonie avec la musique". Je ne dis pas ça pour me bercer d'illusions non, ou pour me flatter. Toutes ces phrases je les ai bien entendu de mes propres oreilles, maintes et maintes fois. Avec beaucoup de sincérité. Et je les crois. Parce-qu'effectivement, sur scène, je me sens plus légère que jamais, plus en symbiose que jamais avec la musique ou le rôle qui m'est donné. Je vis mon rôle à 300 pour cent, avec mes entrailles et ma sensibilité. Quand je danse, je vole, emportée par la musique...C'est elle qui guide mes mouvement et non mon mental. C'est un moment où je vis vraiment. Non, je n'ai jamais pris de cours de danse (enfin, quelques uns ponctuellement histoire d'apprendre des chorégraphies). Non je n'ai jamais pris de cours de théâtre. Pourtant pendant mon stage à Jet Tours au milieu de 150 animateurs, j'ai été choisie parmi les 8 pour interpréter une pièce qu'on n'avait à peine le temps d'apprendre et qu'on devait jouait devant tous les grands de Jet Tours. Pourtant ce soir là, tous les grands dirigeants de Jet tours sont venus me féliciter pour mon incroyable prestation. Et pourtant, je n'ai rien vu venir. Je n'arrive pas à me représenter sur scène, à imaginer ce que je dégage ou la qualité de ma prestation. Je pense chaque fois que je ne suis pas au niveau. Et pourtant les retours sont bien supérieurs à l'impression que j'ai de moi-même. Mais je sais que je me donne à fond. Je sais que quelle que soit ma prestation, théâtre, danse, play-back, chant, j'ai un effet enchanteur sur mon public. Je sais que les gens passent un très bon moment, moi aussi. Je sais que je passe bien sur scène. Je sais que j'aime ça. Et je sais qu'après chaque spectacle, j'ai mon heure de gloire. Alors non, je ne suis pas une star connue dans le monde entier. Mais oui, à plusieurs reprises, je me suis sentie être une star.

Enfin, parlons de mon nouveau talent : la composition de chansons accompagnées de ma guitare. Il est vrai que je ne suis pas une chanteuse. J'ai beaucoup de choses à apprendre encore pour travailler ma voix et devenir chanteuse. Je ne suis pas non plus une guitariste. A part quelques accords, je n'y connais strictement rien. Mais j'ai mon naturel, mon envie, ma sincérité, et ma musique intérieure. Et malgré mes lacunes, les gens apprécient de m'écouter chanter, parce-que ça vient du fond du coeur, et que ça réveille, chez certains d'entre eux quelques émotions. Parce-que ce que je chante est pur, et non trafiqué par toutes les théories qu'on nous inculque. Et quand je danse c'est pareil. Je n'ai pas assez appris pour laisser la théorie transformer ce qui sort de plus pur chez moi. La musique, la danse, c'est quelque chose qui se vit, en symbiose avec l'émotion du moment présent. Aucune technique ne peut remplacer ce lien étroit entre le corps, l'esprit et la musique...ce qui fait que malgré les lacunes, tout ce qui sort reste harmonieux. Ca s'appelle l'expression de soi. Alors techniquement , je ne suis pas une star, mais à travers ce que je partage avec les gens à travers ma musique et ma danse, alors oui, je suis une star. Parce-que l'histoire d'un moment, j'arrive à envoûter des gens et à les toucher.

b) Être une fée

Je pensais que les fées n'existaient pas. Que c'était un rêve d'enfant. Que ça n'existait que dans les contes de fées. Pourtant aujourd'hui, j'ai été une fée à plusieurs reprises.
La première fois que j'ai eu cette impression, c'était à Castell dell Hams, à Mallorque. Je travaillais comme responsable du mini club. Le soir, quand j'organisais la mini disco pour les enfants, je créais des chorégraphies et les enfants devaient danser comme moi. Ils me regardaient tous avec des yeux pétillants et des sourires ravageurs. Ils me regardaient comme si j'étais une fée descendue sur Terre pour leur apporter du bonheur. Ce jour là, je m'en souviendrai toute ma vie. A moi seule, j'avais réussi à leur apporter tant de joie, tant de bonheur...et à leur tour, ils me renvoyaient tellement d'étoiles dans leurs yeux brillants. Cercle vertueux. Quelle magie! Que du bonheur!
Une fée, c'est une personne qui détient certains pouvoirs...ceux d'aider et de soigner des gens grâce à ses pouvoirs magiques. Grâce au Reiki, j'ai appris qu'on pouvait aider et soigner des gens simplement par l'apposition de mes mains sur eux. Il s'agit d'un échange d'énergie qui permet à l'énergie vitale de circuler dans les zones bloquées énergétiquement, ce qui crée des problèmes de santé physiques, mentales et émotionnels. Avec l'échange du reiki, l'énergie circule de nouveau dans ces zones bloquées et les problèmes se résolvent autant qu'il est possible. Grâce au reiki, j'ai aidé un ami à retrouvé la sensation de son bras qu'il ne sentait plus depuis 5 ans, après un grave accident de moto. Il a réussi à refaire bouger ses bras pendant ces quelques séances de reiki, alors qu'il ne pouvait plus les bouger depuis 5 ans. J'ai senti, sans le connaître, le poids de ses émotions et sa douleur, et le lendemain de cette première séance de reiki, il s'est confié à moi, et s'est soulagé. J'ai réussi à endormir en 2 minutes, à 21h, des personnes qui n'arrivaient jamais à trouver le sommeil avant 4-5h du matin...et encore pleines de belles choses possibles grâce au reiki. Alors oui, en quelque sorte, à mon temps perdu, je me transforme en petite fée:-)

Enfin, je sais que ma rencontre avec certaines personnes a illuminé leur vie un instant. Surtout les enfants. Mais des adultes, hommes ou femmes, sans intentions, m'ont remerciée à plusieurs reprises pour la joie de vivre que je leur offrais, pour ma sensibilité et ma sincérité. On m'a dit de belles choses comme "tu représentes la vie", "tu es si lumineuse, ça valait le coup de faire autant de kilomètres pour voir ça"....Je ne pense pas être quelqu'un d'exceptionnel...chaque rencontre avec un individu apporte quelque chose. Si j'arrive à apporter un peu de bonheur dans la vie de certaines personnes, alors oui, pour ces personnes, j'ai été comme une petite fée...

c) Voyager

Dans l'enfance, je voyageais chaque année un petit peu avec ma famille, dans différentes régions de France...C'était toujours un vrai plaisir. Mais l'étranger pour moi c'était autre chose : une autre langue, une autre culture. C'était beaucoup plus excitant, nouveau. On a voyagé un petit peu en Espagne, puis aux Canaries.

Passionnée par les langues étrangères, j'ai étudié l'anglais, l'espagnol et l'italien avec une certaine facilité. Après ma licence de LEA, je me suis donc décidée à partir vivre un an en Irlande avec mon copain afin d'améliorer mon anglais, qui était jusqu'à présent seulement scolaire. Ce fut un melting pot de cultures. J'ai rencontré des anglais, espagnols, italiens, irlandais, allemands, croates, slaves; vécu avec des polonais, mauriciens...bref, tout ça n'a fait qu'accroître mon désir de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles langues. Pour retrouver mes amis, j'ai été en Espagne, Italie, Allemagne. Puis j'ai décidé de voyager par le biais de mon travail.

Désormais, je partais seule à l'aventure...mais une aventure bien encadrée, puisque j'arrivais dans un lieu de travail, logée, nourrie, et quelques français pour ne pas me dépayser. De cette façon, je suis partie plusieurs mois travailler en Crète, Turquie, Mallorque, Maroc, Tunisie.

Bien sûr, après une saison de dur labeur à l'étranger, je prenais quelques vacances pour voyager à l'étranger!!!Cette fois, je partais vraiment à l'aventure, en décidant de partir au Chili avec ma meilleure amie. A part le billet d'avion et le sac à dos, rien n'était prévu : ni hôtel, ni circuit, rien. Ce fut des vacances inoubliables, hors du temps...donnant l'envie de vivre encore plus d'aventures comme celle-ci, et surtout, donnant l'envie de découvrir encore plus en profondeur les cultures étrangères.

B) Mes rêves endormie

a) Histoire d'aventure

Petite, avec mon frère, j'avais déjà une vie d'aventurière. Notre passe-temps favori : se promener dans les bois, traverser des ruisseaux profonds en passant par des troncs d'arbres tombés en travers, ou bien en prenant de l'élan pour sauter au dessus du vide.

Mon goût pour les sports en tout genre se développa aussi : escalade, rafting, canoë, delta-plane, trapèze volant etc. Tout ce qui était nouveau était bon à prendre.

Puis, avec des amis (que je connaissais à peine à l'époque), nous sommes partis 3 jours faire une rando dans les Pyrénées, avec tout sur le dos (le dodo, le manger, la boisson pour 3 jours). 3 jours à marcher avec 17 kilos sur le dos, traverser des crêtes avec des ravins aux deux extrémités, trouver un endroit où dormir, descendre des éboulis de pierres...Que du bonheur.

L'aventure a continué pour moi avec mes différents voyages en solitaire.

L'aventure continue aujourd'hui pour moi avec mon voyage en Inde, seule, sans réelle destination ou trajets précis...laissant toutes les portes ouvertes pour d'éventuelles opportunités d'emplois, d'apprentissage, de découvertes. Alors oui, je vis à 300% l'aventure que je souhaite vivre.

b) Voler

Désormais je vole de mes propres ailes. J'ai commencé par partir d'abord encadrée, puis à deux, puis seule, suivant LE CHEMIN, dicté par MON COEUR , et non par quelqu'un d'autre, ou par la société.

Je vole de pays en pays, de continents à continents.

Depuis ma rencontre avec le reiki, et une approche spirituelle de plus en plus poussée, j'ai appris à mieux me connaître, mieux gérer mes émotions, mieux évacuer...J'ai appris à me détendre. Et surtout j'ai appris à vivre en symbiose avec moi même. N'y a-t-il rein de plus léger pour le corps et pour l'esprit que de vivre en parfaite harmonie avec soi-même? Tout ça fait que petit à petit, je me sens plus légère dans mon corps, dans ma tête...Cette légereté spirituelle se rapproche pour moi considérablement de cette sensation de légèreté que je ressentais dans mes rêves où je volais.

Et enfin, sur scène, je vole aussi. Mon corps, mon esprit volent. Aujourd'hui, ce rêve a un véritable sens pour moi.


Outre la réalisation de ces rêves, j'ai découvert d'autres centres d'intérêts qui font aujourd'hui intégralement partie de moi : la naturopathie, les techniques énergétiques, et les bienfaits de la nature sur le corps et l'esprit.

III) OUVERTURE SUR D'AUTRES HORIZONS : LA NATURE ET SES BIENFAITS

A) La naturopathie


a) Médecines douces

Jusqu'à l'âge de 16 ans, comme la majorité des gens, je fonctionnais à l'allopathie, médecine générale par excellence en France. Pourtant, j'étais toujours malade. Les médicaments étaient peu efficaces sur moi. Parfois, j'allais mieux, mais ça revenait aussi vite. J'allais chez le médecin une à deux fois par mois. Mals de ventre insupportables, tendinites à répétition, sinusites continuelles, mals de tête, de cou, problèmes de sommeil. Bref, la totale. Soit disant que c'était peut-être psychologique...Je m'en foutais moi que ce soit psychologique. La seule chose que je voulais, c'était guérir. Jusqu'au jour où j'ai été voir un kiné-myothérapeute, qui soignait en massant d'une certaine façon les muscles, en fonction des blocages trouvés après des tests musculaires. En quelques séances, finis tous ces problèmes (petits, d'accord, mais bien présents) qui m'empoisonnaient la vie depuis des années.

Découverte de la naturopathie : pendant mes deux années de BTS Tourisme, j'avais pas mal de soucis. Hépatite A sans gravité, mais avec des effets à long terme assez génants (grosse fatigue, nausées)...En plus, le BTS, c'était beaucoup de travail, peu de temps pour soit, et tellement de pages et de pages à apprendre par coeur pour l'examen final. Et en plus de ça une rupture amoureuse après un an! Après une petite séance de reiki avec Christine, je retrouvais mon dynamisme et ma motivation. Puis j'ai consulté une naturopathe qui m'a expliqué comment me soigner avec des méthodes naturelles (relaxation, alimentation suffisante en vitamines ou dépurative etc). Bref, en quelques jours j'étais d'attaque pour attaquer la période des examens. Après 2 ans d'études intenses, je me sentais en pleine forme, grâce à mes nouvelles habitudes naturelles! Depuis, convaincue par l'efficacité de la médecine naturelle, je me suis mise à consommer des produits bio, que ce soit pour les médicaments, les cosmétiques, et éventuellement pour la nourriture. Depuis je suis beaucoup moins souvent malade, et de plus en plus intéressée par toutes ces techniques.

Maintenant, je soigne aussi mes états émotionnels grâce aux fleurs de bach (stress, anxiété, troubles du sommeil etc). Ca marche plutôt bien sur moi.

b) Les pouvoirs du reiki

La première fois que j'ai découvert le reiki, c'était à l'âge de 20 ans. Je ne savais pas ce que c'était, et je n'y croyais pas vraiment. Mais mon état général n'était pas très brillant, et ma deuxième maman a voulu que j'essaye. Résultat: 4 séances de reiki, 3 jours de larmes, et c'est reparti pour la forme, autant physique que mentale.

Après l'Irlande, le retour a été très dur. Finies les études. Plus de travail. Finies les soirées accompagnées de 50 étrangers. Finies les rencontres perpétuelles. Finie ma relation amoureuse avec François. Désormais, j'étais de retour chez papa et maman, après 7 ans de vie indépendante. Désormais, je n'avais plus d'amis. Désormais, je portais un lourd poids en moi. Le poids de la culpabilité de faire souffrir François. Ca faisait mal. Je me réveillais la nuit avec le souffle coupé, en train de m'étouffer. Oui, j'étouffais littéralement à l'intérieur. J'étais complètement oppressée, perdue. Pendant 2 semaines, je pleurais tout le temps. Puis, Christine m'a refait une séance de reiki. Une séance d'une heure, et juste après, tout était beaucoup plus beau. J'avais une pêche d'enfer. Une motivation d'enfer. Je me suis mise à la recherche d'un boulot. Deux jours après j'avais trouvé. En seulement une heure de temps, je suis passée d'une grosse déprime, à une forme pas possible, prête à croquer la vie à pleines dents. Cette fois, j'étais vraiment convaincue par le pouvoir du reiki.

Du coup, j'ai décidé moi aussi de passer la formation, afin de pouvoir me soigner moi-même par le reiki. Un an après avoir obtenu le premier degré reiki, je me sentais prête à aborder le deuxième degré. Le reiki m'a profondément aidé à me rapprocher de moi-même. Ca m'a permis aussi de mettre plus de distance avec les choses et surtout avec mes émotions. Cela ne veut pas dire que je suis devenue insensible. Au contraire, ma sensibilité par rapport aux autres s'est encore accrue. Cependant cette sensibilité est moins douloureuse pour moi. Quand elle est là, je la laisse rentrer, s'évacuer, et puis on tourne une page et je me tourne vers le présent, et je mets des distance avec les choses négatives. Je me sens mieux dans ma peau. Je m'accepte telle que je suis et je n'ai plus peur de montrer ce que je suis au fond de moi, de montrer mes talents, de rire, de faire l'imbécile, ou de faire la philosophe. J'accepte toutes les parties de ma personnalité. Tant que je ne fais pas semblant et que je suis en harmonie avec moi-même, même si cela doit être en contradiction avec la société, je me sens bien, heureuse. Même dans la tristesse ou la colère, je reste heureuse et en paix au fond de moi.

c) Le massage

Le reiki m'a aussi poussé à m'occuper de certaines personnes quand celles-ci en avaient besoin. J'ai eu des expériences de soin reiki très intéressantes, et généralement avec de très bons résultats, d'où une grande satisfaction. Je ne pensais pas que l'on pouvais faire autant de miracles rien qu'avec ses mains et son énergie. Du coup, je me suis aussi lancée dans le massage. Je me suis formée au "Massage des Anges", massage relaxant de tout le corps. J'ai eu l'occasion de pratiquer sur différents amis qui ont fortement apprécié ce massage. Mais masser des inconnus, c'est pas toujours évident. Alors je préfère m'en servir pour masser des amis ou des connaissances, pour rendre service. Dans ce cas là, c'est moins stressant, et j'apprends davantage.

B) Techniques de relaxation et de canalisation de l'énergie

a) Relaxation et énergie sous toutes ses formes

Depuis la fac, la relaxation fait donc partie d'une méthode importante pour moi pour canaliser mon énergie. J'ai découvert la relaxation au cours du BTS Tourisme, peu avant les examens. Une professionnelle est venue nous donner une séance. J'ai acheter le cd de relaxation guidée. Et pendant mes jours les plus stressants, je pratiquais chez moi. C'est un premier pas très intéteressant.

Plus tard, je me suis essayée au yoga à plusieurs reprises. Tous les yogas ne me correspondaient pas forcément. Mais certains professeurs m'en ont donné le goût. A la fois relaxant et accrobatique, ça correspondait tout à fait à ce que je recherchais.

A certaines occasions, j'ai testé le taï-chi, le Qi gong et l'auto-massage chinois. Que de techniques qui aident à se poser, se recentrer, et refaire circuler l'énergie. Ensuite à chacun son choix. Ou bien on peut faire un mix de toutes ces techniques qui, bien souvent, se rejoignent.

b) La nature

La montagne : Cet attrait particulier pour le naturel et la nature se conforte aussi par ma passion pour la randonnée : j'aime marcher, dans la nature et plus particulièrement en montagne. Marcher des heures, des jours, se poser au dessus d'une vue magnifique, respirer l'air frais. Que peut-on rêver de mieux? Il n'y a rien de plus fort pour faire le plein d'énergie et se vider la tête de toutes les pensées négatives. Chaque fois que je faisais une rando de plusieurs jours, avant de partir, j'étais épuisée, avec des baisses de tensions. Après 3 - 4 jours de rando à marcher entre 6 et 10h par jour, je revenais avec une forme incroyable, pleine de vie.

L'énergie d'un arbre : J'ai aussi testé l'énergie qu'un arbre peut nous apporter. Un jour de grande fatigue, je me suis assise près d'un arbre pendant une heure, et le soir j'étais de nouveau d'attaque et assez fraîche pour travailler.

Toucher, écouter, respirer...La nature éveille tous nos sens. C'est le meilleur médicament que je puisse trouver pour me soigner.

c) Spiritualité et méditation

Tout ceci m'a conduit sur le chemin de la spiritualité et de la méditation. Le reiki fut une première étape.

Puis la lecture du livre d'Eckart Toll ,"Le Pouvoir du Moment Présent" (offert à moi par un inconnu me voulant du bien ;-)), a permis de me faire prendre conscience de beaucoup de choses. En particulier, comment vivre le moment présent à 100% et dans l'authenticité. Comment contrôler sa pensée et ses émotions négatives. Comment nous sortir de ces schémas stéréotypés de la société et de l'éducation. C'est un livre que je recommande à tout le monde.

J'ai continué par la lecture de différents livres de Paolo Coelho. Certains m'ont particulièrement marquée pour le simple fait qu'il relatait des histoires que j'avais vécu moi-même, ou bien des théories que j'avais besoin d'entendre au moment où je les lisais. Je ne lis pas pour que les livres me disent ce que j'ai à faire. Je lis des livres qui confortent mon opinion, ou me permettent de soulever de nouvelles réflexions et théories.

Ces dernières années j'ai donc appris et compris des choses essentielles pour bien vivre sa vie : l'importance de s'écouter, de se comprendre et d'écrire ses pensées.


CONCLUSION:

Alors est-ce un hasard si aujourd'hui je pars en Inde? Tout ce que j'ai vécu et aimé jusqu'à présent me pousse à aller dans ce pays. Pourquoi? Parce-que, d'une part, vivre loin de ses repères, et de tous repères, permet de mieux se découvrir soit-même, se faire ses propres opinions, et vivre en harmonie avec soi-même sans l'influence des autres. Cela permet de découvrir ses propres capacités à réagir devant les difficultés et les obstacles.

J'aime le spectacle...Peut-être que j'essaierai de tenter ma chance dans le cinéma ou le spectacle indien si l'occasion se présente. L'Inde n'est - elle pas le pays le mieux placé pour l'art du théâtre et de la comédie?
J'aime le bien-être. Je veux tirer un enseignement des pratiques indiennes, liées à l'ayurveda et aux médecines naturelles...Alors voilà pourquoi l'Inde est la destination idéale pour moi.Celle-ci me formera et m'ouvrira l'esprit...et certainement influencera mes choix professionnels futurs.

C'était un bilan de ma vie...bilan du passé, bilan d'un éventuel futur...Mais comme dit Eckart Toll, l'important c'est de vivre l'instant présent...maintenant, tout de suite.
Maintenant que j'ai fini ce bilan, je peux me consacrer entièrement au présent...
Le présent pour moi, c'est maintenant. Et maintenant comment je me sens, à moins d'un jour du départ? Et bien je me sens bien, toujours bien. Beaucoup moins stressée que tous les autres voyages entrepris avant. Maintenant, je me sens satisfaite de ma vie, parce-que je retiens en moi simplement les belles choses et belles rencontres qui me sont arrivées, oubliant le négatif. J'ai dans mon coeur ma ptite famille, ma ptite juju, Hiboufoucaillouchou, mes amis de rando, mes ptits polonais, ma seconde famille (Chris et les filles et le petit Octave ;-)), mes différents guides (ou ange?) avec Martine, Séverine etc...J'ai le souvenir de mes belles rencontres (Lolo le bébé, mes belges, etc). Plus tous les anges qui ont ponctué mon chemin (les enfants, les vacanciers). Bref, ma vie bien remplie continuera à se remplir de rencontres, d'émotions, d'expériences, de découvertes.

Merci à tous les gens qui m'entourent et me font confiance. Merci à ma famille qui m'a toujours soutenue et permis de réaliser mes rêves. Merci au monde d'être si beau quand on prend le temps d'ouvrir les yeux.

Ma vie continue vers ce chemin...qui, j'en suis sûre, me mène vers ma Légende Personnelle".

La Légende Personelle


"La Légende Personnelle n'est pas aussi simple qu'il y paraît. La vivre peut constituer une activité dangereuse. Lorsque nous voulons quelque chose, nous mettons en mouvement des énergies puissantes, et nous ne pouvons plus nous cacher à nous-mêmes le véritable sens de notre vie. Lorsque nous désirons quelque chose, nous faisons un choix et nous en payons le prix.
"Poursuivre un rêve a un prix. Cela peut impliquer que nous abandonnions nos vieilles habitudes, cela peut entraîner pour nous des difficultés, des déceptions.
"Toutefois, quel que soit ce prix, il ne sera jamais aussi élevé que celui que payeront ceux qui n'ont pas vécu leur Légende Personnelle. Un jour, ceux-là regarderont en arrière, ils verront tout ce qu'ils ont fait, et ils entendront leur coeur dire : " j'ai gaspillé ma vie."
"Croyez-moi, c'est l'une des pires phrases que l'on puisse entendre."

Paulo Coelho

Souvenirs pour le groupe Rando


Salut les z'amis!!!
Voici un petit poème que j'avais écrit après la première rando du groupe...4 jours de rando dans les Pyrénées, avec le sac à dos, la tente, et une super bande d'amis! Après tant d'émotion, de beauté et de bien-être, voici le poème qui en est sorti de ma propre bouche:

Un monde sans limites
Une nature sans barrages
Qui nous unie trés vite
A ses doux paysages.

Silencieux dans l'effort
Heureux dans la sérénité
Oubliant le triste sort
Des vallées peu épargnées.

Comment oublier le goût
De ces repas autour du feu
Passés à rire comme des fous
Dans un climat si chaleureux.

De ces poussières d'étoiles
Gardons au fond de nous
Le souvenir inébranlable
D'un moment rien qu'à nous.

Unis dans l'harmonie
En symbiose avec la vie
Je dis un grand merci
A ce nouveau groupe d'amis.

Sandrine

jeudi 6 novembre 2008

Les Impératifs avant le départ



Avant mon départ en Inde, 2 choses s'imposaient:

  • Premièrement, passer un peu de temps avec ma juju (cf la jolie photos ci-dessous"!)...Malgré tout ça, ça reste toujours "un peu" de temps, ce qui est toujours trop court...Mais c'est que du bonheur.
  • La deuxième chose qui s'imposait, c'était bien sûr se faire belles (cf photo ci-dessous ;-)) Et oui, si on veut plaire aux petits extra-terrestres, il faut faire des efforts (tiens, d'ailleurs j'en connais déjà un extra-terrestre! ça te plaît comme ça???)

dimanche 2 novembre 2008

"Don't let me down", dédicace à François


Et maintenant voici Ania qui chante avec moi une de mes premières compositions "Don't let me down".
Petite dédicace à François à qui est dédiée cette chanson, et qui n'a jamais entendu le 2ème couplet...
Merci Ania pour ce joli duo.

Plongeon dans mes origines...


Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours mieux sentie avec les étrangers qu'avec les français , exceptés les français qui ont l'esprit du voyage et une grande ouverture d'esprit (bien sûr j'inclue tous mes amis dans cette dernière partie;-)).

Même à Vacanciel, je me sentais plus à ma place au milieu de polonais qui parlaient toujours polonais et dont je ne comprenais rien, qu'avec les français.

Et quel plaisir d'écouter chanter Ania en polonais. La première fois ça m'a vraiment surprise, parce -que les chansons qu'elle interprétait ressemblaient étrangement au style de chansons que j'écris moi-même, alors que je n'avais jamais entendu ce style auparavant...Je comprends d'où viennent mes racines :-)

Je t'adore ma petite Ania ;-)